Cela fait 3 semaines que j’ai ce billet sous le coude. Je retourne sans cesse le ton, ce que je vais dire, comment je vais le dire, jusqu’à ne pas le publier.
Et puis, depuis quelques jours je suis très aidé par l’actualité des blogs sur La Poste. Il y a bien entendu cette vidéo du postier qui ouvre un colis (repris par Korben), la vidéo de Mozinor “merci La Poste”, et aussi le billet de Babozor sur sa dernière aventure avec La Poste.
A chaque fois, cela déclenche des quantités incroyables de commentaires, réactions violentes ou indulgentes.
Et si cette actualité rejoint ma propre actualité, vous comprendrez que, pour une fois, je ne vais pas pondre un billet sans au moins faire attention à ce que je vais écrire, d’autant plus que ce qui suit n’engage pas que moi.
Ce billet marque la fin d’une aventure personnelle, certainement humaine, assurément enrichissante.
Pour le faire en mode “brut de décoffrage” :
Depuis vendredi dernier, je n’assure plus la gérance de la société. A compter de demain, j’intègre la Direction du Colis de La Poste, au sein de son service clients. J’ai, presque toujours travaillé dans des sociétés objets de railleries ou cibles d’attaques violentes. Une de plus ne me pose aucun problème, au contraire.
Ceci est le résultat de plusieurs facteurs, tant personnels que professionnels, facteurs qui sont également la raison du peu de publications sur ce blog.
Tout d’abord, j’ai rencontré une équipe qui désire bouger les choses dans leur secteur, ensuite on m’a présenté un projet, structuré, assez précis, tendu vers un but clair et en phase avec mes orientations et une certaine idée que je me fais du métier (si vous lisez ce que j’ai écris ici jusque là, vous comprendrez, ceci n’est pas l’objet de ce billet).
Ensuite, prendre une décision. Pas facile de lâcher sa boîte. Franchement. Vendredi soir, j’ai piqué mon coup de blues, ce matin aussi d’ailleurs, certainement encore pendant quelques temps. Il y a, bien entendu, le fait de quitter une structure créée à partir de rien il y a 2 ans. Pour la première fois depuis le début, j’ai regardé derrière moi pour faire un point. Suis-je satisfait du résultat ? Je ne le suis jamais, mais force est de constater que ces 2 années ne sont pas un échec.
Il y a aussi la difficulté à quitter un certain mode de vie, rempli de libertés, de questionnements, de doutes et, surtout, de petites et grandes joies.
Je pense que les prochains mois me laisseront découvrir ce que je laisse.
Toujours est-il que je ne reviens jamais sur une décision. Alors, pour faire succinct :
- Mon ami Sémi est désormais le gérant de la société. Je travaille avec lui depuis le début de l’année sur la création de Muzicosphere, une plateforme dédiée aux tests vidéos d’instruments de musiques. Vous y croiserez un Doc fou (Doc Loco, grandiose), un Eric Dupin qui se découvre une autre facette de ses possibilités et plein d’autres. Il y aura des annonces bientôt, pour les musiciens.
- dans la foulée, nous avons opéré à une augmentation de capital. Allez, hop, soyons, fous, on le double !!
- Shopyz est sur le point de voir le jour (un brin en retard, j’avoue, j’assume complètement.) Il reste quelques textes et images à insérer et la chose est sur les rails. Ceci fera l’objet d’un prochain billet, très prochain.
- Ce blog, comme prévu, deviendra personnel, plus personnel. J’avais trop l’impression d’écrire au nom de la boîte, non pour moi. Lâcher une gueulante me pose problème dans ce contexte, tout comme faire part de mes irritations vis-à-vis de certains comportements rencontrés sur le web, ou hors de celui-ci.
Que dire de plus ? Rien, si ce n’est que j’ouvre un nouveau cahier, plein de pages blanches. Nul doute qu’elles vont rapidement se remplir.