petite sortie culturelle en fin de semaine ?
Il y a des jours où j’ai réellement envie de m’ennerver contre Eduardo (faut vraiment refaire ce site un jour). Un vieil ami photographe, qui semble vivre dans un monde où le rythme des choses n’est pas le même que celui du commun des mortels.
Mon répondeur est encore bourré des appels de fournisseurs pour la construction de lampes me demandant de fournir rapidement les dimensions et détails techniques. “mais oui mon bon monsieur, mais, vous savez, Eduardo est super occupé en ce moment, il faut encore attendre un peu”. Telle est ma réponse, depuis 2 mois.
Donc, oui, je m’énerve un peu, mais pas de trop non plus. Habituellement, on prépare ensemble les expositions, projets et autres idées loufoques. Cette fois, rien, j’étais juste au courant qu’un truc se préparait. Résultat : coup de fil hier (le soir, tard, bien entendu) de l’italo-vénézuélien pour me dire que l’accrochage c’est aujourd’hui mercredi et le vernissage jeudi.
- tu aurais pu me prévenir !!!
- ha, oui, désolé, j’ai oublié.
- sympa. T’as un flyer, un carton d’invitation … ?
- oui, mais j’ai oublié de l’envoyer à l’imprimeur.
- …. OK. on se voit demain alors.
Voilà, en gros, à quoi ressemble nos discussions en ce moment.
Donc, si vous traînez dans Paris en fin de semaine, et plus particulièrement du côté du 3ème arrondissement, je vous invite à aller faire un détour par le 15 rue du Parc Royal, dans les locaux de l’association les petits bonheurs.
Dans le cadre du “Printemps du 3ème”, l’association organise une exposition commune avec Eduardo santoro et Fransisco Fernandez, “Deux artistes solidaires de la lutte contre le Sida et engagés aux côtés Des Petits Bonheurs”
Les photos d’Eduardo abordent la représentation de l’homme comme “Objet-Sujet”.
Ses clichés sont incroyables, et interpellent souvent le spectateur. Un regard parfois étrange sur l’Homme, mais franchement très intéressant.
Pour ma part, j’y vais pour le vernissage, l’entrée est libre, bien entendu.
La photo du lundi #19
Après le père lachaise, les Buttes Chaumont.
Ce n’est pas mon parc parisien préféré, même s’il est grand, agréable, peuplé (des fois trop). Non, ses pentes sont, pour moi, un vrai frein à la détente. Que ce soit dans l’herbe ou en marchant, il faut toujours … remonter.
Cette statue est un peu perdue dans le parc. D’abord parce qu’une statue dans le parc des Buttes Chaumont, c’est plutôt la chose rare, ensuite parce qu’elle est planquée dans un coin ou peu de monde va. A vrai dire, si on ne me l’avait pas montré, je pense que son existence me serait encore inconnue.
Dommage, parce qu’elle est vraiment sympa. Je ne sais toujours pas ce que regarde cet homme. Peut-être les passants ou un autre endroit. Je vais devoir me renseigné.
La photo du lundi #18
On était sales, fatigués, meurtris après 50 Km de pistes ravinées, et on tombe sur ce lieu, perdu au milieu des montagnes du massif de L’Andrigitra avec le Pic Boby qui culmine à 2 658m).
3 pulls le soir, pas d’eau chaude, pas d’électricité, 4 petites maisons posées là et un accueil à tomber par terre. C’est certainement l’endroit où nous avons le mieux mangé (une mousse au chocolat à tomber par terre). Réveil le matin avec un couple de faucons sur le toit. dés que le soleil de lève, hop, les pulls tombe et on part pour une marche dans les montagnes. Au retour, les enfants sont là. J’ai un mal de crâne pas possible et me couche 30 minutes histoire de calmer le groupe de batteurs sur tôles qui s’amuse dans la tête. Mais les enfants rient, de plus en plus fort, juste à côté du mur. Je regarde de dehors et je les vois jouer à sauter au dessus d’un petit arbuste. La suite … un long moment à rirent ensemble des gamelles, style, grimaces et diverses photos prises.
Un pur moment de bonheur.
La photo du lundi #17
A peu près à égales distance de chez moi se trouvent 3 espaces verts parisiens, et pas des moins intéressants : les Buttes-Chaumont, le parc de Belleville et le cimetière du Père Lachaise.
Ce dernier, outre le fait qu’il est le plus grand espace vert de Paris. Du coup, au retour des beaux jours, on y retrouve les marcheurs, touristes ou simples curieux, parents de défunts, bien entendu, aussi.
Ce cliché a été pris en 1999, avec mon bon vieux FUJICA ST701 (il est encore dans un carton). scanner cette photo n’a pas été simple, je ne dispose que d’un tirage.
Pour être franc, je ne me souviens plus du nom de cette personne, mais elle représente bien ce qu’est ce lieu : mélange de pierres et de nature.
Et retrouver Jean de la Fontaine et Molière comme voisin, découvrir Ted Lapidus au détour d’une allée, ou l’épitaphe “Ils pourront couper toutes les fleurs, mais ils n’empêcheront pas la venue du printemps” inscrite sur la tombe de Malik Oussekine.
Souvent de belles réalisations. L’intérêt ? vous pouvez y retourner souvent, vous ne portez jamais le même regard sur les tombes et leurs histoires.



